Légende des Deux Loups : La Version Complète Méconnue

 

                                       La légende des deux loups

 

La légende des deux loups : pourquoi la version que tu connais est incomplète

Tu connais cette légende des deux loups. Un grand-père explique à son petit-fils qu’en chacun de nous se battent deux loups : un loup noir (colère, jalousie, ressentiment) et un loup blanc (paix, compassion, humilité). L’enfant demande : « Lequel gagne ? » Le sage répond : « Celui que tu nourris. »

Fin de l’histoire. Tu l’as vue 1 000 fois sur LinkedIn, Instagram, dans des citations motivantes. Elle est belle, simple, efficace. Mais elle est incomplète.

Et cette version tronquée nous fait passer à côté de l’essentiel.

Parce que le grand-père ne s’arrête pas là. Il ajoute quelque chose de fondamental, qui change tout le sens du message. Quelque chose qui résonne profondément avec les travaux de Carl Jung sur l’ombre, et qui a des implications concrètes pour tous ceux qui forment, enseignent ou pratiquent des disciplines liées à la violence.

Dans cet article, je vais te livrer la version complète de la légende des deux loups. Puis nous verrons comment elle éclaire notre rapport à la violence, à nos parts d’ombre, et comment l’intégrer dans une pratique terrain, notamment en formation.

La légende des deux loups : première partie (celle que tout le monde connaît)

Voici comment commence l’histoire, telle qu’elle est racontée dans la tradition cherokee :

Un soir, un vieux Cherokee voit son petit-fils s’approcher de lui, le visage fermé et inquiet. Il est en colère suite à une dispute avec son meilleur ami. Attentivement, le grand-père l’écoute. Et lorsque vient son tour de parole, il lui narre une histoire qui raconte un combat ordinaire — celui que mène chaque être humain sur Terre, tout au long de sa vie.

« Moi aussi il m’arrive de ressentir de la haine et de la colère contre ceux qui se comportent mal. Mais ces sentiments ne blessent pas mes adversaires. En vérité, ces sentiments m’épuisent. C’est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en souffre. J’ai souvent combattu ces sentiments. Tous les jours, un combat se déroule à l’intérieur de moi-même. Une lutte entre deux loups. »

« Deux loups, grand-père ? »

« Oui, deux loups : un loup blanc et un loup noir. Le loup noir est ténébreux, ombrageux. Il est méchant. Il ne connaît que la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le chagrin, l’avarice, l’arrogance. L’apitoiement et un sentiment d’infériorité le poussent au ressentiment, au mensonge et à la vanité. Le loup blanc est lumineux. Il est bon. Il connaît la paix, l’amour, l’espérance, la sérénité, l’humilité, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi. »

Recroquevillé sur lui-même, sourcils froncés et tête baissée, le petit-fils gamberge. Il réfléchit aux sages paroles de son aïeul. Et demande :

« Grand-père, et quel loup remporte ce combat ? »

Le vieux Cherokee se tourne vers son petit-fils, le regarde droit dans les yeux, sourit, et lui répond avec beaucoup de bienveillance :

« Celui qui gagne est celui que tu décides de nourrir. »

⚠️ C’est ici que s’arrête la version populaire

La plupart des posts, citations, et partages sur les réseaux sociaux s’arrêtent exactement ici. Message clair : choisis le bien, nourris le loup blanc, affame le loup noir. C’est une morale binaire, réconfortante.

Mais le grand-père ne s’arrête pas là.

La suite méconnue de la légende des deux loups : ce qui change TOUT

Voici la suite de l’histoire, celle qui transforme radicalement le message :

« Je vois, » affirme le petit-fils.

« Mais le plus important n’est pas qui gagne. Car dans ce combat, il ne peut pas y avoir de gagnant. Si un loup remporte cette lutte, que ce soit le noir ou le blanc, il n’y aura que des perdants. »

« Je ne comprends plus, grand-père. Dans un combat n’y a-t-il pas toujours un gagnant et un perdant ? »

« Les deux loups, le noir et le blanc, ont mutuellement besoin l’un de l’autre. Ils font partie d’un tout. Nourris seulement l’un des deux et l’autre deviendra affamé et sera incontrôlable. Toutefois, si tu nourris et prends soin des deux, un équilibre se créera. Ils te serviront, en bien, et ils ne feront rien qui ne fasse partie de quelque chose de plus grand, de plus vaste, relié à la Vie. »

« Relié à la Vie… c’est-à-dire ? »

« Si tu choisis et nourris les deux loups, il n’y aura donc plus de combat interne pour attirer ton attention. Et sans combat à l’intérieur de toi, tu pourras entendre la voix de ton savoir intérieur qui te montrera ce qui est juste en toutes circonstances. »

Pourquoi cette suite change radicalement le message

Tu vois la différence ?

La version courte dit : « Élimine le mal en toi. Nourris uniquement le bien. »

La version complète dit : « Intègre toutes tes parts, même celles que tu juges sombres, pour créer un équilibre. Les deux loups ont besoin l’un de l’autre. »

Le loup noir n’est pas ton ennemi. Il est une partie de toi. Et si tu le rejettes, tu te coupes de ta puissance, de ta capacité à défendre tes limites, à dire non, à ressentir de la colère saine, à protéger ce qui compte.

Plus important encore : si tu affames le loup noir, il devient incontrôlable. C’est ce que dit explicitement le grand-père. Un loup affamé est un loup dangereux.

Nourrir les deux loups, c’est accepter d’être humain. Totalement.

La légende des deux loups et l’ombre de Carl Jung : un pont entre sagesses

L’ombre jungienne en 3 minutes

Carl Jung, psychiatre suisse, a développé le concept d’ombre : tout ce que nous refoulons, nions ou rejetons en nous-même. Colère, agressivité, égoïsme, peurs, désirs interdits. Tout ce qu’on juge « inacceptable » selon notre éducation, notre culture, notre image de nous.

L’ombre ne disparaît pas quand on la nie. Elle s’accumule. Elle se manifeste par des projections (on déteste chez les autres ce qu’on refuse chez soi), des sabotages inconscients, des explosions imprévisibles.

« L’ombre s’est formée en refoulant un ensemble de sentiments, de qualités, de talents et d’attitudes qu’on croyait inacceptables par l’entourage » Jean de Monbourquette

L’intégration de l’ombre, c’est reconnaître ces parts refoulées, les accueillir sans jugement, et les transformer en forces conscientes. Pour aller plus loin sur ce sujet, tu peux consulter le livre de Jean de Monbourquette : Apprivoiser son ombre

Cette légende amérindienne des deux loups, dans sa version complète, enseigne exactement la même chose : nourrir les deux loups, c’est intégrer son ombre.

Pourquoi refuser un loup nous rend vulnérables

Imaginons un éducateur spécialisé qui se définit comme pacifiste, bienveillant, anti-violence. Il a choisi ce métier pour aider, accompagner, prendre soin. Noble intention. Mais que se passe-t-il quand il est agressé physiquement, frappé, menacé ?

Son loup noir, affamé, surgit. Il explose de manière disproportionnée, se fige, tétanise, incapable de se protéger ou cumule du stress jour après jour jusqu’à vouloir abandonner. Pourquoi ? Parce qu’il n’a jamais appris à reconnaître et dialoguer avec cette part de lui (et qu’accessoirement, il lui manque quelques compétences ).

À l’inverse, celui qui connaît son loup noir, qui l’a nourri et apprivoisé, sait doser. Il peut être ferme sans être violent, se protéger sans écraser l’autre, peut dire stop avec clarté.

C’est la différence entre subir sa violence et choisir sa réponse.

Application terrain : former à la violence quand on vient d’un « autre monde »

Le formateur, ce « chien dans un jeu de quilles »

Quand j’interviens en formation dans le médico-social — auprès d’éducateurs spécialisés, de soignants, d’assistants sociaux — je suis souvent perçu comme un « chien dans un jeu de quilles ».

Ces professionnels sont, pour la plupart, des personnes profondément humaines, pacifistes, anti-violence. Ils ont choisi leur métier par vocation, pour aider, accompagner, prendre soin. Et voilà qu’arrive quelqu’un qui parle de violence, de confrontation physique, de défense de soi.

Je ne viens pas du même monde qu’eux. Et c’est normal qu’ils aient des a priori.

Ils se disent : « Qu’est-ce qu’un type qui enseigne les arts martiaux vient faire ici ? On n’est pas des flics, on n’est pas des videurs. Nous, on fait de l’humain. »

Je comprends. Parce que la réalité du terrain les a parfois violemment rattrapés. Ils ont été frappés, insultés, menacés. Et ça les a déstabilisés. Profondément. Parce qu’ils n’étaient pas préparés. Pas physiquement. Mais surtout pas psychologiquement.

Prioriser l’humain et le dialogue, toujours

Dès le début de mes formations, je pose un cadre clair : la personne agitée est toujours prise en compte humainement. Le dialogue est toujours priorisé.

Je ne suis pas là pour transformer des éducateurs en combattants. Je suis là pour leur donner des outils pour ne pas se mettre en danger tout en continuant à faire leur travail : accompagner, soigner, apaiser.

Parce que la self-défense, dans ce contexte, ce n’est pas neutraliser l’autre. C’est se protéger pour pouvoir continuer à l’aider.

Petit à petit, la méfiance se dissipe. Parce qu’ils comprennent que je ne nie pas leur approche. Je la complète.

Faire ressortir l’autre loup : la partie la plus importante de la formation

Mais voilà où tout bascule : au fur et à mesure de la formation, je mets en place des exercices qui font ressortir un côté de la personne qu’elle ne veut pas voir.

Des mises en situation réalistes. Du stress contrôlé. De la pression physique et psychologique.

Et là, quelque chose surgit.

La colère. La peur. L’agressivité. Le besoin de repousser, de se défendre, de dire stop avec violence.

L’autre loup. Celui qu’on a refoulé.

Les participants sont parfois surpris, voire choqués, par leurs propres réactions. « Je ne savais pas que j’avais ça en moi. » « J’ai eu envie de frapper. » « J’ai ressenti une rage que je ne me connaissais pas. »

Et c’est exactement ce moment-là qui est le plus important. Parce que c’est là qu’on passe d’une formation classique à un véritable développement humain. Personnel.

La légende des deux loups prend alors tout son sens : ils découvrent leur loup noir. Et comprennent qu’il a besoin d’être nourri, reconnu, intégré.

De la technique à la transformation personnelle

Reconnaître son loup noir, c’est se libérer.

C’est arrêter de se mentir. C’est accepter qu’on n’est pas uniquement bienveillance et douceur. Qu’on a aussi une capacité à la violence. Et que cette capacité est légitime.

Parce qu’elle nous permet de survivre. De nous protéger. De protéger ceux qu’on aime.

Une fois qu’on a accepté cette réalité, on peut travailler avec elle. On peut la nourrir consciemment. On peut apprendre à doser, à choisir, à répondre de manière adaptée.

Et surtout : on cesse de la subir.

Cette approche ne concerne pas uniquement les éducateurs ou le personnel médico-social. Elle s’applique à tous ceux qui ne sont pas habitués à faire face régulièrement à la violence : personnel naviguant, agents à bord des trains (hors sûreté), enseignants, commerçants, assistants sociaux et j’en passe…

Tous ces professionnels qui se heurtent parfois à une violence qu’ils n’ont jamais appris à gérer. Parce qu’on leur a dit : « Soyez bienveillants. Désescaladez. Dialoguez. » Mais on ne leur a jamais appris à reconnaître et intégrer leur propre violence.

Pour ces professionnels, comprendre le message de la légende cherokee des deux loups devient un outil de survie psychologique.

Mon propre chemin : je ne suis pas un donneur de leçons, juste un pas devant toi

Attention, ne te fie pas à l’illusion : je ne suis pas là pour te donner LA voie. Ce serait très présomptueux de ma part.

D’ailleurs le leitmotiv de MartialExperience c’est « Une voie pour se trouver soi » et non pas « La voie »

Ce que je peux te dire, c’est que sans rentrer dans les détails de ma vie actuelle, je suis en train moi aussi de revenir vers l’ombre, vers mon autre loup. Pour lui parler. Essayer de mieux le comprendre.

Et crois-le ou non, mais mes prises de conscience sont nombreuses. Je ne dors pas tous les soirs d’un profond sommeil.

Pratiquer les arts martiaux ne signifie pas « maîtriser » son ombre

Ce n’est pas parce que tu côtoies ou as côtoyé les arts martiaux, la self-défense ou la violence que tu « maîtrises » le loup noir ou ton ombre.

Non. C’est beaucoup plus complexe que ça.

Ce sont les prises de conscience et le travail sur soi permanent qui, je pense, permettent — ou en tout cas essaient — d’intégrer ce loup, cette ombre.

Tu peux être expert en combat et être complètement déconnecté de ton ombre. Tu peux savoir désarmer quelqu’un en trois secondes et exploser de rage incontrôlée face à un commentaire blessant.

La technique ne remplace pas le travail intérieur. Jamais.

Ce blog : un compagnon de route, pas un gourou

Je n’écris pas sur ce blog, tu l’auras compris j’espère depuis le début, pour me positionner en donneur de leçons. Mais plutôt comme quelqu’un sur le chemin.

Si je suis un pas devant toi, alors j’essaie de transmettre ce que je sais et là où j’en suis. Rien de plus.

Parce que demain, je découvrirai une nouvelle couche de mon ombre…car comme le dit Jean Monbourquette :

« Chaque fois que vous en aurez apprivoisé une partie, un nouveau paysage de vous-même se dévoilera et demandera a être exploité. »

Et c’est ça, le vrai message de la légende des deux loups : ce n’est pas une destination. C’est un chemin. Un dialogue continu. Une danse permanente entre lumière et obscurité.

Tu n’es pas seul dans ce combat. Moi non plus.

Faire dialoguer les deux loups : le juste milieu taoïste

Une fois que les deux loups sont nourris, reconnus, acceptés, il reste une étape cruciale : les faire entrer en contact et communiquer entre eux.

Parce que plus que les nourrir séparément, il s’agit de les faire dialoguer. De leur faire comprendre qu’ils font partie d’un tout, comme le dit le grand-père : « quelque chose de plus grand, de plus vaste, relié à la Vie. »

Le loup noir dit : « J’ai peur, je veux protéger, je veux survivre. »
Le loup blanc répond : « Je te vois, mais nous pouvons choisir notre réponse. »

Ce dialogue intérieur, c’est ce que les taoïstes appellent le juste milieu : ni trop mou, ni trop dur. Ni passivité, ni violence aveugle. L’équilibre. Pour explorer cette philosophie, les enseignements du Tao Te King offrent une perspective complémentaire fascinante.

Un dicton taoïste illustre parfaitement cette pensée :

« L’eau est la plus douce et la plus faible de toutes les choses, mais pour attaquer ce qui est dur et fort, rien ne peut la surpasser. »

L’eau s’adapte, contourne, persiste. Elle n’est ni faible ni violente mais juste.

C’est cet équilibre que nous cherchons. Pas la victoire d’un loup sur l’autre, mais leur coopération consciente.

Les 3 erreurs qui nous empêchent d’intégrer nos deux loups

Erreur 1 : Croire qu’un loup est « mauvais »

Le loup noir n’est pas mauvais. Il est primitif, protecteur, nécessaire. Vouloir l’éliminer, c’est te couper de ta capacité à défendre tes limites, à ressentir une colère saine, à dire non avec force.

Sans loup noir, tu deviens une victime consentante.

La légende des deux loups nous enseigne que les deux loups « ont mutuellement besoin l’un de l’autre ». Aucun n’est supérieur ou inférieur.

Erreur 2 : Nourrir un seul loup par peur ou morale

Beaucoup de gens nourrissent uniquement le loup blanc par conditionnement social, professionnel ou moral. « Sois gentil. Ne te fâche pas. Sois patient. Pardonne toujours. »

Résultat ? Le loup noir devient fou de faim. Il surgit dans des moments inattendus, de manière disproportionnée. Tu te surprends toi-même.

Nourrir un seul loup, c’est créer un déséquilibre qui te rendra imprévisible et vulnérable.

Erreur 3 : Ne jamais mettre les deux loups en contact

Nourrir les deux, c’est bien. Mais si tu les gardes dans des cages séparées, ils ne cessent jamais de s’affronter.

Il faut créer un dialogue interne. Reconnaître que le loup noir a des besoins légitimes (protection, survie, limites), et que le loup blanc peut les satisfaire sans violence aveugle.

C’est ce dialogue qui crée le calme intérieur. La voix du savoir, comme le dit le grand-père. Cette voix qui te montre ce qui est juste en toutes circonstances.

FAQ : Tes questions sur la légende des deux loups et l’ombre

1. Est-ce que nourrir le loup noir ne risque pas de me rendre violent ?

Non. Nourrir le loup noir, c’est reconnaître ta capacité à la violence, pas l’exprimer sans filtre. C’est l’affamer qui le rend dangereux, car il devient incontrôlable. Une fois nourri et intégré, tu peux choisir tes réponses.

2. Comment savoir si mon loup noir est affamé ?

Tu le sauras par tes réactions impulsives, tes explosions de colère, tes projections (tu détestes chez les autres ce que tu nies chez toi), tes sabotages inconscients. Si tu te surprends toi-même par la violence de tes réactions, c’est un signe.

3. Concrètement, comment « nourrir » mes deux loups ?

  • Loup blanc : pratiques de compassion, méditation, gratitude, service aux autres.
  • Loup noir : reconnaître tes émotions sombres sans jugement, t’autoriser à ressentir la colère, pratiquer l’assertivité, te défendre physiquement si nécessaire.

4. Cette approche de la légende des deux loups fonctionne-t-elle en formation professionnelle ?

Je pense qu’il est difficile de répondre par oui ou par non a cette question.
Tout d’abord, cela dépend de la formation et du formateur.Si on reste sur de la technique parce que le formateur n’est formé qu’a cela, ça va être compliqué.
Cela dit  » la légende des deux loups  » n’est pas une approche en soi… le travail de l’ombre peut être « dévoilé », c’est une ouverture, un début …mais par contre oui j’ai vu des personnes changer radicalement leur rapport à la violence une fois qu’ils acceptent leur propre agressivité. Ils deviennent plus calmes, plus clairs, plus efficaces. Parce qu’ils ne luttent plus contre eux-mêmes.

5. Quel est le rapport entre la légende des deux loups et le taoïsme ?

Le taoïsme cherche l’équilibre des forces opposées (yin/yang). Les deux loups sont une autre façon d’exprimer cette dualité. Ni tout yin (passivité), ni tout yang (violence), mais l’équilibre qui permet l’action juste au bon moment.
A ce propos, je vous conseille un article précédent qui est toujours parmi les plus lus de mon blog : « Demon hand, Buddha heart »

6. Peut-on vraiment atteindre cet équilibre ?

Ce n’est pas un état fixe. C’est un chemin. Certains jours, un loup prend plus de place. L’important est de rester conscient, de ne pas juger, et de revenir à l’équilibre quand tu t’en éloignes.

Conclusion : Vers l’équilibre, pas la victoire

La légende des deux loups, dans sa version complète, ne nous invite pas à tuer une partie de nous-même. Elle nous appelle à l’intégration.

Intégrer, c’est accueillir, cesser de fuir, nourrir tes deux loups pour qu’ils deviennent tes alliés, plutôt que tes ennemis intérieurs.

C’est les faire dialoguer, communiquer, pour qu’ils comprennent qu’ils font partie d’un tout relié à la Vie.

Dans ma pratique de formateur, j’ai compris que la vraie self-défense commence à l’intérieur. Si tu es en guerre avec toi-même, tu seras vulnérable face aux autres. Si tu as trouvé ton équilibre intérieur, tu peux répondre avec justesse, quelle que soit la situation.

C’est ce que Jung appelait l’individuation, que les taoïstes appellent le juste milieu et que le grand-père cherokee enseigne à son petit-fils dans cette légende amérindienne des deux loups.

Nourris tes deux loups. Fais-les dialoguer. Et écoute la voix qui émerge du silence de leur combat.

Si cet article résonne en toi, partage-le. Commente. Raconte-moi quelle version de cette légende tu connaissais, et ce que la version complète change pour toi. Et si tu veux aller plus loin dans cette démarche d’intégration, explore les autres articles du blog Martial Experience — on y parle self-défense, mais surtout conscience de soi en situation de violence.

Parce qu’au fond, le combat le plus important n’est pas contre l’autre. Il est en toi.

A très vite !!!

Et toi, qu'en penses-tu ? Laisse ton avis en commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *